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Pascal alignait ses riffs impeccables  sur des standards middle-jazz depuis un millier d’années , et  parfois jean marc, grand prince venait caresser la peau d’une caisse claire  dans son dos , histoire de ne pas le laisser seul  aux prises avec Basie ou Goodman . Je les ai croisés par hasard un soir de brume, la lune etait gibbeuse , l’envie de jouer ensemble s’est installée.
L’aventure a donc commencé ce soir là, et plus  rien ne l’arrêtera . . .

AVERTISSEMENT

Je suis sorti tout seul du ventre de ma mère, j’ai ramassé  mon feutre, refermé  mon couteau,  et puis j’ai commencé à arpenter le monde.

Je remplissais mes fuites de lune et de soleil  et je vivais de rien, une poignée de groseilles était mon quotidien, la  main pleine d’olives quand changeait la saison,  quatre châtaignes noires quand je trouvais un feu, la panse de l’agneau était mon oreiller et je dormais mêlés aux secrets  de la vie.

J’ai vu de vieilles villes se rendre au plus offrant, ivre jusqu’au délire.

J’ai vu des rois déments remplacer d’autres rois, et j’ai vu la  vermine danser près  d’Ebola.

Nul part où aller, l’homme toujours présent, avec ses arrangements et son fusil chargé .
La déréliction vint, je songeait en finir, m’allonger sur la terre et attendre la fin, retourner au sillon qui m’avait vu sortir.

Et puis  dans ce silence,  elle  me tira le bras, interrompant mon rêve de courses et de rapines.
Je vendis mon cheval  pour deux accords manouches. Je tuais deux banquiers qui eurent le mauvais goût de ne pas aimer la pluie là-bas  sur Penny Lane . et je commis le pire pour  la gloire d’un soir.

Un soudard  d’Ukraine m’initia au banjo, un gamin de Duluth m’aida une nuit calme à franchir la porte  qui libère les Ames.

Alors elle est restée, elle s’est roulée en boule dans un coin de mon coeur.

Elle qui m’égare et me guide à la fois
Elle qui me nourrit, et me prive  parfois
Elle qui me délivre et paye la rançon

La Chanson .